Quelques signaux non connus détectés par Var-Exp

Petit extrait du catalogue de signaux non connus détectés par Var-Exp.

Variables de type binaire à éclipses EA. De tels signaux sont nombreux parmi les détections Var-Exp, parce qu’ils sont faciles à discerner dans les courbes, même lorsqu’elles sont très bruitées. Les périodes des objets trouvés vont de quelques heures à plus de 150 jours. Les magnitudes des objets suivants sont respectivement G mag = 15.9 et 17.4.

Variables de types EW, pulsateurs, ELL ou ROT. Des observations complémentaires pourraient être effectuées si nécessaire. G mag comprises entre 12.0 et 16.3.

Variable irrégulière. G mag = 9.3. L’amplitude est très faible, en conséquence de quoi la courbe, très ramassée et fortement zoomée, paraît bruitée.

Objets classés YSO, localisés dans des zones de nébulosités à émission IR.

L’objet ci-dessous montre un signal assez étonnant dont l’étude est en cours. Une variation sinusoïdale de période p = 4.48 jours, de type rotation, est exhibée par une étoile rouge de magnitude G mag = 13.3 (BP-RP = 1.15). Le spectre Gaia sommaire évoque un type spectral K0 à K2, a priori sans particularité en dehors d’une raie halpha un peu marquée, peut-être. La parallaxe situe l’objet assez loin, quelque chose comme 800 à 900 parsecs ; nous serions donc plutôt en présence d’une sous-géante … Le point intéressant, est que cette étoile montre également, de façon épisodique des éclipses très peu profondes (1.2%), qui pourraient correspondre à l’empreinte d’une naine rouge de période pour le moment indéterminée (> 26 jours) dont l’orbite pourrait être en raisonnance avec le signal rotateur indiqué plus haut, dans la mesure où les éclipses repérées semblent plutôt se situer dans le creux de la sinusoïde principale (quelques éclipses suspectées sont difficiles à phaser relativement à la période du rotateur, toutefois). Ce qui pourrait être un indicateur selon lequel le signal principal pourrait n’être pas dû à une rotation quelconque, comme supposé initialement, mais dû à une binaire de type contact. Cet objet figure d’ailleurs au catalogue 15000 Ellipsoidal binaries, table 2 (Green, M. J., 2023).

Les variations montrées par l’objet sont très disparates d’un secteur TESS à l’autre, pour des raisons inhérentes à l’observatoire spatial, ce qui rend délicate toute conclusion sommaire.