Appel à observations : GC0002a, GC0002b et GC0002c
Série « Variables dans MUSCA, la Mouche » (Episode 1)
- Date : 30-04-2026
- Statut de l’appel : OUVERT – Observations nécessaires
- Priorité : 3/5 à 4/5 (moyenne à importante, possibilités de confirmations régulières à rares)
- Magnitudes : 13.5 à 16.5
- Var. Types : EA + EA + RRC ou EW ou ELL ?
- Constellation : Mus
- Voir les mises à jour éventuelles en fin d’appel.
La Var-Exp Team est heureuse d’initier une nouvelle série d’aventures photométriques et de plongées dans l’inconnu, à destination, cette fois, des observateurs de l’hémisphère sud. A cet effet, nous avons commencé à explorer une zone de ciel très australe, localisée dans la Mouche. Le « terrain », là-bas, est assez serré, car on est dans la Voie Lactée. La densité stellaire y est de l’ordre de 10000 à 20000 étoiles Gaia par degré carré. Une quantité non négligeable de signaux méritent donc un peu d’attention.
En particulier, et pour ce premier appel austral, nous avons deux binaires à éclipses dont les périodes sont bien circonscrites, mais qui présentent des inconnues, et un troisième objet qui est peut-être une RR Lyr de type RRC, ou une EW, dont le signal est à caractériser un peu finement.
La première binaire à éclipses (GC0002a) a donc une période assez courte, dont les éclipses peuvent être observées tous les 3.3 jours, mais pour laquelle il est également plausible d’observer des éclipses secondaires à mi période. Ces éclipses sont incertaines, car très faibles et/ou inconstantes, et peu ou pas visibles dans les données archivées. Il faudrait explorer tout ça un peu en détail. On est à G mag = 16.4.

La seconde binaire (GC0002b) est beaucoup plus brillante : G=13.5, RP=12.8 et assez facilement accessible, avec des optiques de 100mm, par exemple. Les éclipses sont plus espacées (20 jours), et le timing est assez facile à établir, mais on n’est pas tout à fait certain de l’origine du signal, même s’il y a de forts soupçons ; des incertitudes qu’on ne peut pas se permettre de laisser courir.
Par ailleurs, il s’agit d’une étoile classée en tant que double large ; on est donc possiblement en présence d’un système triple qu’il pourrait être intéressant de suivre sur le long terme. Il est à préciser qu’une enquête approfondie devra être menée quant au lien hypothétique entre les composantes de ce système. Les parallaxes des étoiles concernées sont néanmoins compatibles.
La dernière étoile de notre échantillon (GC0002c) montre une variation cyclique assez facile à distinguer dans les données archivées. Il s’agit possiblement une pulsante, mais encore une fois, on est dans un champ particulièrement serré, et il faudrait préciser l’origine de ce signal, avec une focale un peu longue. La période est beaucoup plus rapide toutefois (0.35jour), qui peut être investiguées en une nuit (ou deux, si on veut faire les choses proprement, avec un joli phaseplot). On est à G mag 15.5. Il pourrait s’agir d’une étoile de type RRC, d’une ELL ou d’une EW.

Mise à jour (31 mai 2026) :
Une première éclipse de l’étoile GC0002a a été observée avec succès par Patrick Wullaert et Pierre Traverse, T360, Observatoire SADR, Poroto, MPC code: X03 (Observatory Coordinate: lat : -30 32 03 lon : -70 41 47)
Ainsi, cette observation positive devient officiellement la première observation du Projet Var-Exp, étant entendu que le Projet n’existait pas encore formellement en décembre 2025.
Les principaux enseignements de cette observation sont : une localisation du signal sur une étoile différente de celle que nous supposions initialement (G mag = 14+ contre 16.4), avec une éclipse survenue à la date calculée, à une minute près, toutefois. Cette observation illustre parfaitement la nécessité de préciser tout signal un tant soit peu ambigü, dès que l’environnement est un peu chargé en étoiles.
La courbe complète n’est pas encore constituée pour cet objet ; demeure la problématique de désigner explicitement l’éclipse secondaire, et partant de là, deposer la période véritable du système.
La courbe ci-dessous est relative à l’étoile initialement considérée comme porteuse du signal (étoile 16.4). Le bruit l’emporte sur toute forme d’éclipse, a priori. L’analyse des étoiles du voisinage montre que le signal recherché trouve son origine dans une étoile de mag G = 14+, située à quelques distances de la condidate initiale..

