Série « Les douze travaux d’Hercule »

Zone Her0225

  • Date : 29-06-2026
  • Statut de l’appel : OUVERT – Observations nécessaires
  • Priorité : 2/5 et 5/5 (Opportunité nombreuses pour Her0225a b, URGENCE pour Her0225c)
  • Magnitude : 18 à 19.3
  • Var. Type : EA/EA + Flare star
  • Constellation : Her
  • Voir mises à jour éventuelles en fin d’appel.
  • ATTENTION : Les instants donnés en JD sont à utiliser en priorité. Les instants donnés en temps UTC sont donnés à titre indicatif et doivent être vérifiés.

Le champ Her0225 abrite près de 14000 étoiles au catalogue Gaia DR3, dont 46 sont identifiées au VSX. TESS est passée par trois fois (seulement) dans la zone (secteurs 26, 53 et 80), d’où une assez mauvaise couverture temporelle. Il est toutefois prévu que l’engin observe de nouveau la constellation d’Hercule en juin 2027 (secteur 118, s’il est budgté).

Nous trouvons 4 nouveaux signaux dans ce champ, dont l’un est tout à fait curieux, qui est une priorité observationnelle majeure (Her0225c). Un autre correspond à une binaire à éclipses pour laquelle nous ne disposons que d’une éclipse unique, à partir de laquelle il est impossible de reconstituer une période orbitale.

Deux étoiles de type binaire à éclipses EA, enfin, séparées par 15 arcmin environ, montrent un signal amusant, car connecté en apparence.

Les périodes de ces étoiles sont P1 = 3.987 jours (Her0225a), et P2 = 3.992 jours (Her0225b). Compte tenu de la marge d’erreur, qui n’est pas très éloignée de 0.01 jour, il est fort possible que l’écart entre les deux périodes soit plus faible que celui qui est constaté.

Plus curieux encore, il est amusant de remarquer que les deux étoiles ont non seulement une période identique en secteur 80, mais qu’elles sont en outre parfaitement synchronisées dans le temps (instants des minimas se produisants en même temps). Quelle est la probabilité pour qu’une telle occurrence survienne ? Et pourtant !

Ajoutons que ces deux étoiles ne sont pas liées physiquement, au regard de leur parallaxe. Le hasard est seul à l’oeuvre. D’ailleurs, comme on peut le voir dans l’éphéméride ci-dessous, deux ans plus tard, il ne reste rien de cet étonnant alignement.

Quoi qu’il en soit, il va nous falloir observer les deux objets, qui sont parmi les plus faibles que nous ayons détectés, afin d’établir une base temporelle un peu plus précise, et sans doute cela ne sera-t-il pas facile, car les périodes ne sont pas très précises, puisque mesurée sur 26 jours seulement. Les signaux sont bien visibles en secteur 80, mais non visibles antérieurement, par défaut de qualité des données TESS.

Les étoiles étant très faibles, on s’intéressera uniquement aux éclipses primaires.

Dans les éphémérides ci-dessous, nous ne donnerons les instants qu’en JD. Les éclipses sont calculées pour les mois de juillet et aout 2026 ; celles-ci se produisent toutes les quatre nuits. Les phénomènes se produisant en juillet sont plus favorables d’une manière générale. En aout, Hercule baisse progressivement vers l’ouest, et les éclipses se produisent plus tôt en soirée, devenant incomplètes.

Il existe une incertitude sur les instants calculés, mais qui ne dépasse sans doute pas 30 à 60 minutes. Prévoir une plage d’observation large.

L’observation d’un ou deux minimas pour chaque étoile sera suffisant pour notre dessein.

Her0225a : G mag = 18.0, durée de l’éclipse = 6 heures ; profondeur = 6 à 7%

Priorité = 4/5

Ephéméride :

  • 2461218.53463333
  • 2461222.52146
  • 2461226.50828667
  • 2461230.49511333
  • 2461234.48194
  • 2461238.46876667
  • 2461242.45559333
  • 2461246.44242
  • 2461250.42924667
  • 2461254.41607333
  • 2461258.4029
  • 2461262.38972667
  • 2461266.37655333
  • 2461270.36338
  • 2461274.35020667
  • 2461278.33703333
  • 2461282.32386
  • 2461286.31068667
  • 2461290.29751333

Her0225b : G mag = 18.9, durée de l’éclipse = 7h30 ; profondeur = 15%

Priorité = 4/5

Ephéméride

  • 2461219.4968
  • 2461223.48889
  • 2461227.48098
  • 2461231.47307
  • 2461235.46516
  • 2461239.45725
  • 2461243.44934
  • 2461247.44143
  • 2461251.43352
  • 2461255.42561
  • 2461259.4177
  • 2461263.40979
  • 2461267.40188
  • 2461271.39397
  • 2461275.38606
  • 2461279.37815
  • 2461283.37024
  • 2461287.36233

Si l’on ne parvenait pas à observer ces deux cibles au cours de l’été 2026, une opportunité de régler la question se présenterait en 2027, puisque le champ sera de nouveau observé par TESS en juin de cette année-là.


L’objet Her0225c montre un signal tout à fait intéressant qui justifie à lui seul l’observation de cette portion de la constellation Hercule en priorité.

Il semblerait, à première vue, que l’étoile pourrait correspondre à une étoile à flares, puique l’on retrouve en quelques jours, sur la courbe de lumière, un très grand nombre de montées en éclat (23 ou 24 montées en éclat sur un intervalle de 20 jours). Le signal, toutefois, se départit assez nettement de flares classiques en ce sens que les montées en luminosité se font très rapidement (gain généralement équivalent à +25 à 30% en flux), après quoi on observe l’installation d’un plateau qui peut durer de quelques minutes à queques heures (jusqu’à 0.1 jour au secteur80), avant qu’une décrue ne s’amorce très rapidement.

Un tel comportement est tout à fait atypique, le flare typique présentant plutôt une montée extrêmement rapide en brillance, suivie d’une décrue plus ou moins rapide, sans notion de plateau.

Ces montées en éclat sont-elles réelles, ou bien s’agit-il d’artéfacts dûs aux traitements subits par les données à bord de l’observatoire spatial, ou au sol, par la suite ? A ce stade, il est impossible de le dire, évidemment, mais tout le porte à croire. Quoi qu’il en soit, elles ne concernent que le pixel où la cible est localisée, et le signal est retrouvé quel que soit le logiciel extrayant la courbe (que nous utilisions VariSeek ou des logiciels externe). Selon les algorithmes mis en oeuvre cependant, la normalisation des courbes conserve un aspect global à type de flares, ou elles sont inversées, les flares étant alors transformés en éclipses (les montées en éclat deviennent des baisses d’éclat).

L’objet n’est pas connu en tant que transient, ni nova naine.

Malheureusement, les secteurs 23 et 53 étant d’assez modeste qualité, ils ne sont porteurs d’aucune information qui pourrait nous aider.

La cible est à la magnitude G mag = 19.3 (RP = 18.8, BP-RP = 1.0, Parallaxe = 0.5mas) en période de quiescence. Un gain entre 0.3 à 0.5 magnitude est plausible, lors des montées. Une observation en continu, sur plusieurs nuits apparaît comme particulièrement indiquée. A défaut, si le temps d’observation est limité, plusieurs « coup de sonde » par nuit (une image toutes les 30 minutes ?) pourraient suffire. On cherchera à observer au moins une montée en éclat.

Les observations du secteur 80 remontent à juin-juillet 2024. Retrouvera-t-on de tels flares en 2026, ou bien l’étoile aura-t-elle retrouvé un état de quiescence total ? Avons-nous affaire à des artéfacts ?